Vespa velutina : le prédateur qui bouscule nos écosystèmes
Elle est discrète, mais son impact est colossal. La Vespa velutina, un frelon venu d’Asie, s’est installée en Europe depuis une vingtaine d’années. Aujourd’hui, elle ne représente plus une curiosité biologique : c’est un signal d’alarme pour la biodiversité.
Un chasseur redoutable
Contrairement aux parasites qui s’attaquent à l’intérieur des ruches, la Vespa velutina cible les abeilles en plein vol. Sa tactique ? Se poster devant la ruche, intercepter les butineuses chargées de nectar, bloquer le trafic. Résultat : colonies stressées, réserves insuffisantes, production en chute libre.
Un problème qui dépasse l’apiculture
Ce prédateur ne vient jamais seul. Sa pression s’ajoute à d’autres menaces : varroa, manque de ressources florales, dérèglement climatique. Ensemble, ces facteurs créent une « trappe biologique » dont les abeilles peinent à sortir.
Le climat, accélérateur de l’invasion
Hivers doux, printemps précoces, étés prolongés… Ces conditions favorisent la survie des reines et la multiplication des nids. La Vespa velutina n’est pas une anomalie : elle est le produit direct du changement climatique et de la mondialisation.
Un indicateur écologique inquiétant
Ce frelon prospère là où la biodiversité est appauvrie. Les abeilles sont ses premières victimes, mais le message est clair : nos écosystèmes sont fragiles. Ignorer le problème ne le retarde pas, il l’aggrave.
Que faire ?
Les pièges improvisés et les actions isolées sont inefficaces. La réponse doit être collective : surveillance, coordination territoriale, stratégies environnementales. La Vespa velutina ne s’élimine pas, elle se gère. Et cette gestion est un enjeu citoyen autant qu’apicole.